Ecole, collège et lycée catholique

Don-Bosco-2.jpgL’école catholique est un lieu d’évangélisation, d’authentique apostolat, d’action pastorale, par la nature même de son action directement orientée à l’éducation de la personnalité chrétienne. (Statut de l’enseignement catholique, 1996

Située 11, rue Marcellin Berthelot, cet ensemble recouvre tous les niveaux de la maternelle au Lycée. 
L’enseignement religieux est intégré au programme scolaire.  
De nombreuses activités et pèlerinages sont proposés au long de l’année.  
Certaines activités sont communes avec l’aumônerie de l’enseignement public, afin de favoriser la rencontre entre les jeunes des deux institutions.

Cette année, il n'y aura pas de fête de la Foi aux Parvis des Esserts.
La profession de Foi des 6° aura lieu le 3 juin à 10h30 à l'église St Nicolas, à Cluses (Centre Ville)
 

Aller sur le site : 
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des écoles (Ste Bernadette) https://www.ecolestebernadette-cluses.fr/
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du collège Don Bosco  : https://www.college-sjbosco.fr/ 
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du lycée général : https://www.lycee-polyvalent-cluses.fr/
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du lycée professionnel : https://www.lescordeliers-cluses.fr/
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UFA Sup'Les Cordeliers : https://www.suplescordeliers.es2c.fr/

L'art de partager ses valeurs

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Monsieur Alain Wallart, directeur du collège st Jean Bosco à Cluses est en poste depuis cet été. Il a pris peu à peu ses marques dans l’établissement. Rencontre avec un homme atypique au parcours très riche

L’enfant de Dunkerque. C’est là qu’il grandit et qu’il intègre l’amour du partage, de par son éducation et de la chaleur humaine de cette ville contrastée, marquée par une reconstruction rapide après la guerre « Dunkerque est connue pour son carnaval dont l’origine remonte aux  marins qui partaient pour des mois affronter tous les temps, il servait un peu d’exutoire : on pouvait se moquer de tout le monde avant de partir. Aujourd’hui, c’est toujours le plaisir de partager, la tradition des maisons ouvertes est restée, pour accueillir le maximum de monde ». Le Nord, c’est aussi la brume et la mer du Nord, qui sépare la France de la Grande Bretagne, pays où il se rendait enfant, notamment tous les débuts d’été pour aller en classe avec un correspondant. « Depuis tout petit j’avais le goût de l’anglais, transmis par mes parents. Mais j’étais aussi passionné par le métier d’enseignant ». D’ailleurs, dès l’âge de 17 ans, le bac fraichement en poche, il enseigne le français dans le Yorkshire

L’amour de l’enseignement dans la peau...« J’enseigne depuis plus de 36 ans dont plus de 29 dans des établissements catholiques, en France mais aussi à l’étranger ». En effet, Monsieur Wallart a enseigné la littérature française à l’université de Toronto ou encore en Indonésie où il a monté une école privée en 2002, dans ce pays majoritairement musulman qui lui a fait découvrir une tout autre culture. « La bas, le groupe est plus important que l’individu : Les personnes sont habituées à traverser une famine, un tsunami… Leur religion est leur cohésion. Ils ont un élan commun. Un élève est intéressé pour apprendre le français, quatre autres viennent avec lui ! Cela comporte des avantages et des inconvénients. « J’ai essayé des pédagogies, je ramenais les situations à l’élève, une autre approche de l’individu, un enseignement plus individualisé ».
Et cela s’est vu avec le temps : Peu à peu, Monsieur Wallart a du élargir l’amplitude horaire de l’école pour répondre à toute la demande et il a eu la joie de réaliser un projet pour les enfants du bidonville : « ouvrir deux classes pour ces enfants avec une infime partie du financement des parents, cela a été un moment fort, pour moi comme pour eux. Au début, c’était inconcevable pour la population, que ces enfants aient en eux quelque chose de bon. Le fait qu’ils réussissent a remis en cause des aspects de leur vision de la vie, cela a fait bouger des lignes ! »

L’invitation au voyage...« Souvent on me demande pourquoi j’ai tant voyagé : je réponds que c’est pour mieux vivre chez moi. J’ai grappillé ce qui correspondait à mon caractère à travers mes voyages. Quand on arrive quelque part, on ne connait pas les codes, la langue, on est obligé de prendre du recul pour analyser les choses... J’apprécie cela ». Les voyages lui ont permis de mieux se connaitre et de découvrir qu’il pouvait être bien partout. « Peu importe si les conditions matérielles ne sont pas idéales, rien ne me dérange, un coin de table me suffit ». Encore un aspect de la personne de M Wallart : Il se dit pugnace : « de la pugnacité, j’en ai, tout en étant j’espère très humain et si possible proche des gens ».

Une connaissance de l’humain : Où qu’il soit, M. Wallart se laisse surprendre par l’inattendu de la personne : « Croire que celui qui est devant moi peut réussir. Encore faut-il lui donner le bon terreau. J’entends souvent le témoignage de jeunes qui s’en sont sortis en s’accrochant à une phrase, à leur travail... Je crois à la possibilité de chacun de changer ». Surtout quand ils sont en difficultés, Monsieur Wallart apprécie de faire vivre à ses élèves une expérience qui change leur vie, comme ce projet qu’il a pu réaliser l’an dernier à Faverges avec des élèves de CAP en les emmenant en Roumanie pour faire un jardin potager pour des personnes handicapées « Ils ont été scotchés par leur accueil ! » Et pouvoir leur dire à la fin « soyez confiants, vous avez appris, à vous d’en faire quelque chose ! »

Une vision évangélique de l’enseignement..« Pour moi, elle est devenue une évidence au fil de mes postes ».Le fait d’aider les jeunes à grandir, à faire des choix… Par exemple, acheter un portable, pour Monsieur Wallart est l’occasion de se poser les bonnes questions : Qu’est-ce qui est essentiel dans cet achat ? Ecouter de la musique ? Prendre des photos ?  « Mon fils a un téléphone qui téléphone ! » C’est cohérent ! Et guider les jeunes dans leurs choix c’est parfois un cadeau quand par exemple une élève de BTS qui rechignait à venir en cours lui a dit dernièrement « l’école pour moi, c’était lourd, et maintenant, je me lève en disant ouais ! Aujourd'hui j’ai cours de français ! »Que demander de plus ?

Qui inspire Monsieur Wallart ? Il évoque volontiers des personnes comme Albert Jacquard ou Hubert Reeves. « Pour moi, ce sont de vrais grands, qui donnent envie de les suivre : ils vous expliquent un truc incroyable qui leur a demandé des années de recherche et vous les comprenez tellement bien que vous avez l’impression que c’est vous qui êtes intelligents : Quelle humilité de partager ainsi une science qui est loin d’être évidente ! ». Mais il évoque aussi ceux qui se sont révélés malgré une fragilité comme la danseuse Mireille Nègre, devenue première danseuse à l’opéra de Paris alors qu’elle avait eu un terrible accident au pied étant enfant ou encore St Jean Bosco, et son action d’éducation dans l’amour du Christ auprès de jeunes défavorisés à Turin. « Ces personnes montrent qu’on peut déplacer des montagnes avec la foi, c’est parlant dans cette région ! »  

Le mot « partage » qui revient comme un fil conducteur…Partager, pour M. Wallart, c’est plus que transmettre, cela ne va pas du haut vers le bas. « Partager mes idées, mes sentiments, mes expériences, mes projets… » Cette conception du partage l’accompagne au quotidien et l’aide dans son travail. «Je dois gérer beaucoup d’individualités, je cherche à faire comprendre autour de moi une certaine notion de bien commun… »

Un temps pour partager, un temps pour se retirer : Monsieur Wallart nous confie un autre aspect de sa personne : « Je suis quelqu’un qui aime intérioriser. J’ai besoin de prier, de me poser dans un environnement calme... J’aime beaucoup aller dans les églises, notamment les églises cisterciennes, comme Tamié, j’aime leur côté dépouillé, elles ont une certaine plénitude dans les formes. Pendant les vacances je m’arrange pour passer près d’une abbaye cistercienne et la visiter”. La capacité à prendre du recul sur les situations, de relire sa journée en l’analysant, voilà une qualité non négligeable qui correspond pleinement à sa fonction, nous en avons grand besoin dans ce monde qui vit à cent à l’heure ! Nous lui souhaitons de beaux projets au cours de cette mission à l’appel de notre diocèse 

Propos recueillis par Chantal Gaillard

Date de dernière mise à jour : 27/02/2018