ACO. & JOC

Aco

ACO : Action Catholique Ouvrière

Bienvenue à une rencontre !

Jo Viloux est responsable ACO (Action Catholique Ouvrière) pour notre secteur.

Il est aussi coresponsable diocésain de l’ACO, et depuis peu au comité national. Il est assisté du Père André Cerutti, prêtre ouvrier à la retraite.

jo.jpgCe matin, nous rejoignons l’équipe qui nous a invitées à une rencontre, autour du sujet « l’espérance ». Découverte …
Les “copains”, c’est comme ça qu’ils s’appellent, arrivent les uns après les autres. Chacun s’installe en se donnant des nouvelles, mais bien vite, on entre dans le vif du sujet : Chacun rapporte un évènement simple ou parfois plus grave, pour le relire. « cela permet de mettre nos témoignages dans le champ de vision du christ, pour faire des évènements un avènement » souligne André. Et les témoignages s’enchainent, les copains prennent la parole. François, Isabelle, Domingo, Bernadette, Amina, chacun dit ce qu’il veut partager. Parfois, André ou Jo relèvent une parole : quelque chose qui est porteur d’espérance ! C’est beau de l’entendre !
On le voit bien, ici on prend le temps de s’écouter, de se donner la parole, de laisser du temps au silence pour que la discussion murisse d’elle-même, mais aussi pour se révolter, pour souligner ce qui va mal, espérer un monde meilleur. Après un premier tour de table, les participants acceptent volontiers de lire un passage d’Evangile. 

Aujourd’hui, nous lisons un passage des actes des apôtres. Et cette Parole s’actualise : refuser que l’Evangile reste un idéal impossible à atteindre ; nous avons à vivre une communion, à répondre à un appel de partage. « Qu’est-ce qu’on paie de sa personne pour le bien commun ? » demande le Père André. « Déjà, nos partages sont cette mise en commun qui procure du bonheur pour que le monde soit moins difficile à supporter : Vivre la fraternité, même avec une autre religion, marcher avec les autres, dans toutes leurs conditions d’existence… ».
A l’heure où la fracture sociale s’aggrave, la tâche est immense et le groupe ne se décourage pas, apportant son témoignage : « Nous pouvons répondre à ce défi, nous sommes tous appelés à servir la société là où nous sommes dans ce qui existe ». Le thème national reflète bien cette lignée : “résister ; espérer !” voilà tout un programme qui est loin d’être épuisé. L’ACO entend bien apporter sa contribution

 

J.O.C. : Jeunesse Ouvrière Catholique

Des jeunes en marche !

Roger Fontaine, prêtre auprès de la J.O.C. (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) 

P.Roger Fontaine.jpgLe père Roger Fontaine a vécu des années à la Sardagne, aujourd’hui, il réside à Bonneville. Vous l’avez peut-être rencontré lors d’une eucharistie dans notre paroisse, où il donne volontiers un coup de main à l’occasion. Mais c’est dans son engagement auprès des jeunes ouvriers que vous avez le plus de chances de le croiser, notamment dans son engagement à la JOC. Comment lui est venue cette vocation auprès des jeunes ?
« Vivre avec » - Roger a eu la chance de rencontrer deux prêtres engagés dans la JOC, lors de sa première année de son sacerdoce. « ils auraient pu garder leurs équipes pour eux, mais ils m’ont proposé de démarrer mon ministère avec des choses concrètes, avec un groupe d’apprentis. Cette expérience a tracé ma route, avec eux, j’ai découvert que l’important, c’était d’être avec les gens ». Être avec… Cela a permis au Père Roger de découvrir, que vivre la proximité avec ces jeunes, c’était vivre à la manière du Christ. « pour moi, ce « vivre avec » est essentiel. ( …)Quand un jeune qui n’a pas de voiture me demande de l’emmener au travail, c’est une marque de confiance pour moi. Ça veut dire qu’il n’est pas gêné avec moi. Je le fais volontiers. Ça peut paraitre une perte de temps mais ce moment gratuit est plutôt un cadeau, une joie. « Qui donne sa vie, gagne en bonheur ».
« Aller vers » - Ce « aller vers » est un pilier de la JOC. Ce n’est jamais évident d’aller vers les autres. Ça s’apprend, il faut du courage ! Oser parler à des copains, s’intéresser à ce qu’ils disent, à ce qu’ils vivent, faire attention à eux, les écouter, c’est tout un art… En un mot, c’est apprendre à aimer, c’est laisser résonner l’appel de l’Evangile ! « Il faut souvent des années pour commencer à en découvrir toute l’importance et dans ce domaine on n’a jamais fini d’apprendre et de grandir. C’est le chemin de la solidarité et de la fraternité. Mais comme c’est beau de voir des jeunes s’ouvrir à leurs copains, devenir plus attentifs, plus responsables, se bouger… »
« Relire sa vie » - La JOC, ce sont de petites équipes qui se forment, où chacun accepte de partager avec d’autres, pour percevoir ce qui se passe dans son quotidien. (…) ; La relecture, c’est une véritable clé de croissance pour les jeunes. Elle ouvre des portes. En relisant leur vie les jeunes découvrent ce qui est beau dans leur vie, leurs petits pas, leurs avancées, leurs qualités. « Ils prennent conscience de leurs capacités. Ils acquièrent des compétences (prendre la parole). Les Révisions de Vie, de plus en plus vraies au fil des années, de plus en plus profondes, leur donnent confiance en eux-mêmes et dans les autres…La foi ne passe-t-elle pas souvent par l’expérience de la confiance…Par la relecture certains jeunes trouvent un sens à leur vie, et d’autres, tout doucement, y perçoivent aussi la présence du Christ, un Christ tout proche d’eux, dans leur vie, qui agit avec eux… Enfin je dirais volontiers que la relecture permet aux petits miracles quotidiens de ne pas tomber dans les oubliettes et donnent à ceux qui les perçoivent la joie de s’en émerveiller, de dire MERCI et de continuer de progresser »

Aider les jeunes à se dire entre eux ce qui les marque, en tant que jeunes des milieux populaires, les aider à en découvrir les causes, c’est les aider à voir « clair » et à se faire une opinion. « Pourquoi tant de jeunes ne mangent-ils pas à leur faim tous les jours ??? Pourquoi faut-il tant galérer pour passer le permis de conduire. » Pourquoi certains jeunes sont-ils obligés d’emprunter pour payer leurs études ou pour acheter une voiture, indispensable pour aller au boulot ou pour en chercher? » En discutant, les jeunes prennent conscience que quelque chose ne va pas dans la société. La crise a bon dos ! Les jeunes se rendent bien compte que ce sont eux qui trinquent le plus et qu’il serait grand temps qu’on les écoute ». Se faire une opinion, oser l’exprimer, se faire entendre, c’est faire de la politique, de la vraie… « Celui qui ne parle pas, subit » 

Pour conclure…
Je dirais que la JOC m’a beaucoup appris. Au fil des années il me semble avoir « un peu » découvert, l’Essentiel : « aimer », « apprendre à aimer »Tout baptisé doit en faire l’apprentissage. Le prêtre, à mon avis doit briller un peu plus, afin d’indiquer ce chemin de l’amour, par sa manière de vivre tout autant que par ses paroles. Impossible d’accompagner des jeunes, si on le les aime pas. D’ailleurs ils le sentent très rapidement. Aimer les jeunes c’est les accueillir tels qu’ils sont et les écouter avec la patience de Dieu…Souvent les jeunes ont l’impression de ne pas compter vraiment. En JOC ils découvrent un lieu où ils se sentent accueillis, où ils peuvent parler librement, et où ils se sentent écoutés. « C’est la timide Adeline qui aime dire : « à la JOC j’ose parler, on m’écoute ». Pour moi, prêtre-accompagnateur, accueillir, écouter les jeunes, c’est redire inlassablement avec le Père Joseph Cardijn, fondateur de la JOC: « Un jeune travailleur vaut plus que tout l’or du monde, parce qu’il est fils de Dieu »

Propos recueillis par Jean et Chantal

Prière : 

« Si tu ralentis, ils s’arrêtent,
Si tu faiblis, ils flanchent
Si tu t’assois, ils se couchent.
Si tu doutes, ils désespèrent
Si tu ne vas pas au devant d’eux, ils ne viendront pas,
Si tu ne crois pas eux, ils ne se mettront pas debout,
Si tu marches devant, ils te dépasseront,
Si tu donnes la main, ils seront solidaires,
Si tu pries, alors ils seront des Fils de Dieu! 
J’ai commencé avec un, avec deux, avec trois…
J’ai commencé tant de fois!
Et je recommence tous les jours!
Il faut savoir recommencer,
Toujours recommencer! »

Cardinal Joseph Cardjin,
fondateur de la JOC, Propos aux accompagnateurs.

Témoignages

Amina, participante (2014)
Amina a 54 ans; Depuis un an, elle va aux rencontres de l’ACO, dont le prêtre accompagnateur est le Père Cerutti et le responsable Joseph Viloux.
« J’ai été appelée par Jo, je suis venue voir et finalement je suis restée. On parle aussi bien de travail que de ce qui se passe dans nos familles... De nos soucis et de nos joies, on n’est pas tout seul ! ».

Amina nous explique que le groupe utilise la revue de l’ACO.
« Un thème avec des questions qui nous aident à réfléchir. Moi, ça me redonne de la force. Je ne suis pas seule à vivre tel ou tel souci ! La peur du chômage, se demander ce que nous allons devenir... Je suis tombée sur des personnes qui s’écoutent et c’est bien ».

L’ACO, c’est un groupe de partage
« Nous sommes une dizaine de personnes entre Cluses et Bonneville, travaillant dans des entreprises du coin ou retraité. Chacun parle à son tour s’il le souhaite ».
Et Amina nous confie que les sujets rejoignent sa foi : « Il y a toujours un temps de prière. Jésus vient rejoindre notre vie; Nous réfléchissons aussi en quoi le récit de l’Evangile nourrit notre équipe ». 
« J’ai été baptisée adulte ».(…) Avant son baptême, elle était plus pessimiste, cet évènement l’a aidée à voir les choses sous un autre angle. « Beaucoup me disent “qu’est-ce que tu as changé !” j’arrive mieux à m’exprimer, et même dans ma façon d’être je suis différente. Pensez : je fais partie d’une équipe liturgique et j’ose lire à l’église ! Je ne l’aurais jamais fait avant ! L’Esprit saint est bien là, il m’aide ! Ma mère est émue de ce changement, elle me dit qu’elle est contente de ma confiance en moi, j’aurais du le faire avant, mais j’ai déjà tellement pris du temps pour oser prendre contact avec la paroisse (rire) ça ne se fait pas en claquant des doigts ! »
Seigneur je mets ma confiance en Toi tu as tenu jusqu’au bout tu as donné sans compter ta vie pour les autres tu m’ouvres un chemin de vie, partager, discuter de mes choix avec d’autres en équipes d’ACO échanger sur ma vision de la politique du syndicalisme, du monde mettre l’Homme au centre de mes préoccupations vivre l’équipe de révision de vie c’est vivre ma foi Merci Seigneur de me guider

Bernard nous dit pourquoi il est « militant »
bernard.jpgAujourd’hui, je suis actif dans mon syndicat, parce qu’il est le lieu où je peux exprimer les revendications, en réponse aux besoins de notre époque, pour que progresse un niveau de vie, partagé par le plus grand nombre, à commencer par le plus mal lotis. C’est aussi un moyen de défense des conquêtes essentielles, malmenées par les politiques économiques et financières : emplois, salaires, sécurité sociale, accès aux soins, retraites…
Le syndicat est l’outil pour mener ces actions sur le lieu de travail et envers les pouvoirs publics. Etre chrétien conforte et éclaire mon action syndicale car je vois ici la dignité de la personne et la solidarité, valorisées par la justice sociale

Date de dernière mise à jour : 02/02/2017