Châtillon sur Cluses

Eglise St MartinLa communauté de Châtillon sur Cluses est la porte d'entrée occidentale de "La Corne". (Site incluant toute les communes de montagne entre Châtillon et Magland) Située au passage d'un col (793m) entre la vallée du Giffre et celle de l'Arve, elle surplombe Cluses et Tanninges. Dressé sur un rocher calcaire, contrôlant le col de Châtillon, à l'intersection des routes allant d'une part de Cluses à Taninges et de Samoëns à Bonneville, il permettait de contrôler la partie centrale de la province du Faucigny. La première mention de Châtillon remonte à 1178 dans un acte de l'évêque de genève (Source: Wikipédia).

Eglise chatillon noel 2L'église accolée au cimetierre est proche de l'ancien chateau. Des messes y sont célébrées deux fois par mois, le samedi soir ou le dimanche matin. (Voir la rubrique "horaires de messe") 

Afficher l'image d'origineUne trés belle chapelle se situe au centre du village: La chapelle du Mont-Provent ou Notre-Dame de la visitation. La chapelle actuelle a été édifiée en 1838 à quelques pas de l’emplacement d’une autre plus ancienne qui était tombée en ruines. Le chœur a été ajouté en 1937. Pour plus d'infos sur la chapelle : Cliquez ici

Un chemin de croix, restauré il y a quelques années, se trouve à la sortie du village en direction de St Sigismond/La Frasse, sur la gauche de la route.
Il mène à un oratoire par un chemin ombragé qui peut rejoindre la vallée du giffre. 

Voir le reportage de 8 Mont Blanc :

La chapelle St Innocent

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Notre paroisse regorge de trésors, comme cette chapelle que vous trouverez à Châtillon, en montant à la pointe d'Orchex. 
Mais au dernier moment, vous prendrez à droite pour retourner au dessus du village de Châtillon.
Vous débouchez sur une petite clairière qui abrite une chapelle de fortune.

st-innocent.jpgCelle ci, bien que rudimentaire, abrite une légende : celle d'un ermite qui aurait vécu là. 
Voici un article écrit par Colette Marre, qui a fait des recherches : "Cassandrins et Clusiens amateurs de marche connaissent la chapelle de St Innocent, à laquelle on accède par les hameaux de Larroz et Presles.
Un bulletin municipal de 2002 nous apprend que le nom du saint est mentionné dans l’acte de fondation du monastère des chartreuses de Mélan en 1292. 

La date de 1411 inscrite sur l’oratoire évoque sans doute une restauration. Dans un ouvrage écrit en 1655 par l’évêque de Saluces, Augustin de la Chiesa, il est fait mention de cet ermite. Est-ce un cassandrin qui en serait à l’origine ? Le Moyen Age a vu s’étendre le nombre de ceux et celles qui choisirent de se retirer du monde pour se consacrer à la prière, et vivre en solitaire. 

La piété d’Innocent attira t’elle les villageois sollicitant une grâce, guérison, fécondité, protection... ?
Il semble certain que cet endroit fut un lieu de pèlerinage. On y bénissait le vin calmant les maux de dents ! Les femmes enceintes s’y rendaient dans le plus grand secret quand elles désiraient “donner un fils” à leur mari. 
On peut penser que l’érection de la chapelle du Mont Provent, au XVIIème siècle, dédiée à Notre Dame de la Visitation, plus proche du village et des vallées, supplante le pèlerinage à la chapelle st Innocent... La mémoire populaire n’en a rien conservé. 
Responsable de la paroisse de Châtillon de 2001 à 2006, le Père Robert Dupupet invitait dans les premiers jours de juillet, chrétiens et touristes, à la célébration d’une messe, à la chapelle de St Innocent, suivie d’échanges autour d’un pique nique. 
Périodiquement, quelques “amoureux” du site, réparent et entretiennent la chapelle.
Aujourd’hui, le silence règne sur le site et invite à la méditation et à la contemplation du paysage !

Colette Marre

Sur la porte de la chapelle, une pancarte est placardée, sur laquelle on peut lire ce texte : "à sa brochure de 1894, M. Peige met un appendice sur st Innocent, ermite canonisé par la voix populaire. Il vivant avant le 13ème siècle, puisque dans l'acte de fondation du monastère des chartreusines de Mélan en 1292 il est déjà question d'un endroit appelé st Innocent sur l'oratoire connu sous ce nom. A une heure environ de l'église, est inscrit le millésime 1411, mais il rappelle probablement une restauration. 
La mention de l'ermite est faite par un évêque de Saluces, Augustin Della chiesa dans son gros ouvrage "corona reale di Savoia" écrit en 1655.
Les reliques reposaient dans l'ancienne église. Que sont elles devenues quand cette église fut détruite ?
En 1649, écrit le curé Montfort, Mgr Charles Auguste de Sales avait demandé un rapport sur cette dévotion. Il lui avait été répondu qu'on ignorait l'origine de l'oratoire, qu'on y disait quelquefois la messe, qu'on y faisait vénérer les reliques, qu'on y bénissait du vin qui servait contre les maux de dents. L'évêque répondit qu'il fallait retirer ces reliques et continuer à satisfaire la dévotion des fidèles. Cette dévotion continua.
Châtillon a donc donné naissance à un saint ermite appelé st Innocent. La chapelle a probablement été construite à l'endroit où il vivait 

Cette chapelle est l'occasion d'une belle promenade dans les bois (il faut compter tout de même une bonne demi heure de marche assez difficile)
Attention à votre arrivée : tenez les enfants éloignés du rocher: Il y a un bel à pic. Mais la vue est superbe et innattendue.
Bonne balade ! 

Colette M et Chantal 

 

La vie à Chatillon

Colette, Gérard, Jean-Paul,

Trois visages de la communauté de Châtillon. Ils nous reçoivent au presbytère et nous évoquons en vrac la vie du village.

Chatillon 1« C’est un village attachant qui regroupe plusieurs associations importantes, entre les anciens qui se réunissent pour la belote du mardi, et la musique et l’harmonie, qui rayonnent au-delà de Châtillon». Mais c’est l’école communale qui permet le plus de liens entre tous les habitants.
Les gens qui habitent Châtillon sont les Cassandrins… « Cela vient probablement du château qui surplombe le village et dont il ne reste que les ruines. Ce fut le lieu d’habitation de la fameuse Béatrix de Faucigny avant qu’il ne soit ravagé par les flammes ». Celle-ci ne reconstruira jamais le château, préférant faire bâtir la chartreuse de Meylan.

La chorale de la Cassandrine.
Cette chorale remonte à Françoise REXOVIS qui jouait de l’orgue à la messe et à quelques chanteurs qui se regroupaient pour leur amour du chant pour la sainte Cécile. « On participait aussi au rassemblement des chorales alentour ».

Ils sont trois ce soir pour notre rencontre, mais ils tiennent à signaler qu’ils sont un noyau d’une trentaine de personnes habituées qui est rejoint par les communautés extérieures pour la célébration de l’eucharistie quand celle-ci a lieu à Châtillon. Il y a aussi du caté à Châtillon et des évènements épisodiques. « L’été il y a davantage de messes à la chapelle du Mont Provent (notre photo) ; autrefois, selon la coutume, les enfants étaient bénis lors de la procession.

Il y a aussi le chemin de croix :
Beaucoup de paroissiens le connaissent, il a été rénové en 1993 grâce à l’aide de bénévoles. Il a bien une centaine d’années et permet une belle promenade dans les bois, agréable en toutes saisons, pour peu que le soleil pointe un peu son nez. La rénovation de l’église est au cœur d’une réflexion. La mairie a lancé une concertation sur les travaux à effectuer, à l’extérieur d’abord, ainsi que la démarche à mettre en œuvre pour lever des fonds et lancer un appel aux dons.

  Chacun parle de ses engagements :

Colette : mes engagements, c’est une question d’habitude. Engagée, je le suis depuis toujours, pour aider les gens à vivre leur foi, être présente au rassemblement de la messe. Je sélectionne les chants, je cherche les paroles pour qu’elles servent de prière tout au long de la semaine. J’aimerais que les gens prennent davantage leur feuille à la fin de la messe. Ma participation aux équipes funérailles va dans le même sens : communiquer notre foi en la résurrection, même si ce n’est pas facile ! Essayer de maintenir des relations avec tous ! J’assure aussi une permanence hebdomadaire au centre paroissial.

(Michel, son mari, assure également ce service).

Gérard : Je suis engagé sous plusieurs facettes. D’abord, je dirige les chants au niveau de l’assemblée mais je fais partie d’une équipe Chatillon 2funérailles.  Au niveau paroissial, je suis membre du Conseil Pastoral de Paroisse et dernièrement, je suis entré dans l’équipe baptême, en charge de l’accueil des parents qui souhaitent faire baptiser leur enfant de 0 à 3 ans. Mon épouse quant à elle s’occupe de « parvis », le logiciel qui recense tous les actes officiels de la paroisse et les met sur informatique au centre paroissial…  Parler en public, ce n’est pas évident pour tout le monde, mais il y a des besoins partout ! On peut facilement trouver une place pour servir l’Eglise…

Jean-Paul : j’ai toujours été présent pour aider les prêtres. Cela dure depuis plus de cinquante ans, c’est un but que je me suis fixé. Pour ma part, je me situe plutôt dans l’action, tant au niveau matériel qu’auprès des gens.

Avec la paroisse nouvelle, j’ai été parmi les premiers appelés pour faire partie de l’Equipe d’Animation Pastorale, mais il y avait aussi des besoins pour la gestion du centre paroissial.

Je m’occupe encore largement de cet aspect des besoins. Au niveau de la communauté,  je suis de ceux qui relancent chaque année le repas à la salle Béatrix. Cette année, ce sera le 20 février. Nous sommes peu au départ, à l’arrivée, il y a suffisamment de monde pour gérer tous les services et assurer un repas dansant de 200 à 250 personnes ! C’est bien rodé.

L’équipe d’entretien, le fleurissement, 5 ou 6 personnes pour chanter, ce noyau est présent et bien présent pour être signe de l’Eglise. Et même s’ils regrettent le manque de relève de la part des jeunes, ils savent que d’autres manières de vivre sa foi se préparent et n’en prennent pas ombrage. Avec beaucoup de cœur, ils sont là.
Il y a encore François BONNAZ, Odile BETEMPS de la communauté de Saint-Sigismond et Sylvie JORDANIS. Avec Jean Paul, ils assurent leur tour d’équipe liturgique : « C’est un moment important où nous réfléchissons ensemble ». Ce temps passé, c’est un beau cadeau fait à toute la communauté. 

Quant aux équipes funérailles elles font un travail formidable. Gérard nous confie « Pour ma part, je fais comme si c’était un membre de ma propre famille. Ce n’est pas quelque chose de rabâché. Quand je fais chanter, même si l’assemblée ne chante pas, je sens bien que tout le monde écoute avec attention. Or les équipes s’essoufflent. Que se passera t-il quand on ne pourra plus ? Au début, les forces vives, les bonnes volontés sont venues et puis on voit bien que tout le monde n’est pas en capacité de tout faire. Mais quelque chose émergera, même si ce n’est pas ce que nous attendons ! 

Alors sont-ils heureux de ce qu’ils vivent en Eglise ? Oui ! Pour Jean-Paul, c’est une question qui ne se pose pas, cela va de soi. « Malgré les contraintes, on assume !» Gérard quant à lui, renchérit : «Je suis philosophe, je suis heureux même s’il est difficile de sortir de la routine. Mais il y a toujours une nouveauté. Par exemple en entrant dans l’équipe baptême, je me retrouve à chercher des pistes, regarder ce qui se passe ailleurs, comme à Lyon, chercher avec d’autres ce que nous pouvons adapter chez nous… Préparer le baptême des autres me fait réfléchir à mon propre baptême ! »
Le souhait de Colette, ce serait de retrouver un répertoire de chants communs pour l’Avent Noël, Carême et Pâques. « Ça s’est déjà fait, on avait consulté toutes les chorales et partagé nos chants… on l’avait bien vécu ». Elle termine : « Je réfléchis souvent à la manière dont je mène ma vie chrétienne. En tant que parents ou grand parents quelle foi avons-nous transmise ? La graine est semée, nous souhaitons bien sûr qu’un jour elle germe…  Je vais bientôt faire comme les grands- mères : m’asseoir sur un banc au soleil et réciter mon chapelet ! Il nous reste la prière : prier pour les vocations, pour que des moyens soient mis en œuvre pour rassembler,  pour que les plus jeunes vivent cette expérience de rencontrer Dieu ! »

Joseph et Chantal.

Ils sont tout un groupe de Châtillon à fréquenter l’aumônerie scolaire. Quand on demande à leurs parents comment le groupe s’est constitué, voici leurs réponses : 

Nathalie se souvient : «Ils étaient tout un noyau de l’âge de mon fils auxquels j’ai fait le caté jusqu’en CM2 à Châtillon. C’était naturel de continuer au collège. Ils y sont allés d’eux-mêmes.  Ils se rencontrent par ailleurs avec l’harmonie municipale et puis on fait du covoiturage. Quand je descends à Cluses le matin, la voiture est pleine. Laurent remarque : « D’ailleurs c’est simple de venir à l’aumônerie. Elle est bien située par rapport au collège. Les enfants viennent à pied après les cours et nous n’avons qu’à assurer le trajet retour. Nathalie B. remarque également que l’émulation des grands frères joue beaucoup.  Mon deuxième fils attendait d’avoir l’âge pour venir à l’aumônerie. C’est pour les grands ! Et puis le regard pétillant, les parents conviennent que leurs enfants ont trouvé ici une bonne équipe d’animateurs. « Cela compte beaucoup à leur âge. Nos jeunes s’y retrouvent, l’écoute des adultes y fait beaucoup ». Du coup, on n’est pas étonné qu’un groupe important ait également participé au mini-camp. « Nos enfants ont même invité un jeune de confession protestante. Cela n’a posé aucun problème ». 

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Des parents de Châtillon.  -Laurent (au centre de nos photos)  est resté durant tout le séjour au mini-camp de Montriond en tant qu’animateur. « Cette année ma situation professionnelle me le permettait, ça été une belle expérience ! » Tous ces jeunes sont de Châtillon et ont participé au mini-camp à Montriond en début d’été.

La foi, c’est aussi une question d’amitié !

Date de dernière mise à jour : 07/02/2017