La Frasse

Eglise de La FrasseLa communauté de La Frasse est une "petite communauté" au sens géographique du terme.
Le village est réduit, mais le site s'étend sur une grande superficie.

On y trouve deux centres d'accueil pour les groupes de jeunes :
- le centre "les chamois" (centre professionnel permanent pouvant accueillir jusqu'à 150 jeunes)
- le centre " La cité de la joie" (Centre associatif, géré en autonomie par les groupes)

 

L'intérieur de l''église est trés original et trés ancien, des messes y sont célébrées une à deux fois par mois, le samedi soir ou le dimanche matin. (Voir la rubrique "horaires de messe")

Eglise la frasse 2 Eglise la frasse

 

L'Orgue de la Frasse

dscf0062.jpgFabriqué en 1822 par les frères Walpen, facteurs d'orgue suisses, l'orgue de l'église de La Frasse vient d'être restauré en 2011.

Il avait connu en 1940 un démontage hâtif, afin d'échapper aux craintes d'invasion durant la guerre.
Une première restauration complète eut lieu en 1958, fêtée en 1960 lors d'une bénédiction.
Depuis, l'instrument ouvert à la poussière et à l'humidité, ne cessait de se dégrader.

dscf0065.jpgDécidée par la municipalité, la restauration fut confiée à Nicolas Martel de Montmirey-le-château (jura).
Cette restauration dura plusieurs mois: boiseries et tuyauteries ont été nettoyées en profondeur, les claviers réparés et le pédalier, existant à l'origine, a été rajouté ainsi que le jeu de bourdons correspondants. Le montant de l'opération s'est élevé à 30 000€
(d'après la présentation de l'orgue faite par E.Macri et transmise par J.Reydet)

Voir sur le Net: http://www.araches-la-frasse.com/pdf/RP27_07_11_Urbanisme.pdf

Humour: Juliette R confiait qu'elle jouait avec les tuyaux d'orgue quand elle allait au catéchisme!!!

Colette et Michel Marre

Rencontre avec Juliette et François

Angorins et Angorines, c’est le nom des habitants de la Frasse.

Rencontre avec deux d’entre eux, François et Juliette.

François ReydetLa Frasse, charmant petit village de la « Corne », il n’y a pas très longtemps une commune, aujourd’hui rattachée administrativement à sa voisine par une seule entité Arâches-La-Frasse. C’est la, que fidèles à leur vie de toujours, nous avons rencontré Juliette et François, frère et sœur solidaires, parce que tous deux très attachés à leur patrimoine familial, mais aussi à leur village, même si à leur dire, ce n’est plus ce que c’était, et d’évoquer, non sans une pointe d’amertume, la vie d'antan, les sujets ne manquent pas.

Ce qui domine, chez Juliette et François, c’est l’impression d’avoir été démunis de ce qui était leur identité « l’union d’accord, mais pas l’uniformité ! », cela étant vrai pour les questions administratives comme ecclésiales, un reproche à l’État comme à l’Eglise d’être « concentrationnistes », c’est le mot employé.
Le problème des immigrés, « que des droits, mais pas de devoirs », tout en reconnaissant qu’ici, à la Frasse, « nous n’avons que des échos, sans subir ». 

Si Juliette et François se sentent par moment abandonnés, ils n’en continuent pas moins d’accueillir généreusement, tous ceux qui viennent les visiter, le temps de « trinquer un verre », c’est un peu la maison du « Bon Dieu ». Avec humour, François nous glisse : « La porte est grande ouverte : la Frasse c’est pas si bien qu’à Cluses, mais on y est mieux ! »
La simplicité de Juliette, fait qu’elle ne s’impose pas aux autres, comme elle nous confie, « il est moins difficile d’être seule chez soi, que seule en société ».

Bien sur, la Foi en Dieu tient une place importante dans leur vie, la aussi une fidélité parfois déstabilisée par les mutations de l’Eglise, « J’ai rien à dire, il n’y a qu’a être », c’est la philosophie de François concrétisée dans une prière qu’il affectionne particulièrement intitulée « aime-toi tel que tu es «, dont voici quelques extraits.

Aime-moi comme tu es.
A chaque instant et dans quelque position que tu te trouves,
dans la ferveur ou dans la sécheresse, dans la fidélité, ou dans l’infidélité.
Aime-moi, tel que tu es.
Si pour m’aimer tu attends d’être parfait, tu n’aimeras jamais ;
Aujourd’hui, je me tiens à la porte de ton cœur, comme un mendiant, Moi le Seigneur des Seigneur

"Les vaches, c'est ma vie!"
Quand j’étais petit, à la naissance de ma sœur, on m’a emmené à Cluses.
Je n’ai pas voulu manger pendant huit jours. Dès qu’on m’a ramené chez nous, j’ai mangé.
Je voulais rester en contact avec les bêtes, les vaches c’est ma vie.
Nous en gardons encore 16 pour nos neveux.
Je travaille encore un peu : « on est déjà chiant comme ça alors si on restait sans rien faire, vous imaginez ! »

Jean Paul et Chantal

​Hameau de Ballancy

Monique Richard, qui vit à Ballancy, éprouve une certaine tendresse pour un oratoire situé à mi-chemin entre ce hameau et la Frasse. Pendant plusieurs mois, alors qu'elle courait par les sentiers de La Frasse à Ballancy où elle rénovait une vieille bâtisse, elle est passée devant presque tous les jours. A chaque fois, elle n'omettait pas de lancer à la Vierge : "Je te salue Marie !!" avant d'aller empoigner ses outils.

Voici 3 ans, constatant que l'oratoire avait besoin d'être rénové, elle a demandé à la mairie la permission de s'en occuper. Pendant plusieurs semaines, elle a mis dans son sac à dos, sa truelle, du sable, puis de la peinture, de l'huile de lin et est montée de chez elle à l'oratoire pour faire du ciment, boucher les fissures, repeindre, raviver les poutres de la charpente. "Toute seule sur ce petit promontoire, j'étais au paradis ! Le plus épique, ça a été lorsqu'il a fallu descendre la statue jusque chez moi pour que je la repeigne ! On l'a sortie de l'oratoire, emmaillotée comme un momie pour la protéger et transportée sur un tracteur."

Pour Monique, Marie présente sur cette statue un visage plein d'humilité, en phase avec l'inscription accrochée au fronton du petit édifice : "Doux coeur de Marie, Priez pour nous".

Date de dernière mise à jour : 10/02/2017