Le Reposoir

Eglise ReposoirSituée sur la rive gauche de l'Arve, au dessus du village de Scionzier, au pied de la Pointe Percée, point culminant de la Chaîne des Aravis (alt. 2752 m), la communauté du Reposoir est trés animée.

Le site est chargé d'histoire :

  • L'ANCIENNE CHARTREUSE DU REPOSOIR, fondée au XIIème siècle (1151) est classée Monument Historique. Elle abrite aujourd'hui une vingtaine de religieuses (Carmélites) ; ouverture : 8h30-12h00/14h30-18h30 ; chapelle, cloître, maquette, magasin (cartes postales, objets de piété,...), audiovisuel de 20 mn en été. La Messe y est célébrée tous les jours à 8h30, les vêpres à 16h35. 
  • La CHAPELLE DU BIENHEUREUX JEAN D'ESPAGNE, fondateur de la Chartreuse du Reposoir (fêté le 25 juin )
  • L'EGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE (XIXème siècle), restaurée en 2003 - 

Des messes y sont célébrées plusieurs fois par mois (Voir le planning de "horaires de messe")

La Chartreuse du Reposoir 

Le Reposoir-Carmel.jpgLe Carmel : un haut lieu de vie religieuse

Un nouvel aumônier accompagne les soeurs du Carmel (fin 2017): P. Christian CORTINOVIS.

L’ancienne Chartreuse, actuel Carmel, fut fondée en 1151 par des moines chartreux de l’ordre de saint Bruno. Les bâtiments, restaurés en 1686 et 1717, abritent les anciennes cellules des moines, le grand et le petit cloître, la chapelle (1480-1530) et les pièces communes. 

Après avoir, pendant des siècles défriché le sol et organisé la vie pastorale et agricole, les Chartreux quittèrent les lieux en 1901, laissant la place dès 1932 à des Carmélites. Elles  sont au nombre d’une vingtaine.

Le Carmel est ouvert toute l'année de 8 h 00 à 12 h 00 et de 14 h 30 à 18 h 30.  Messe à 8h30 tous les jours du lundi au samedi inclus. (2018/2019)

Un petit tour au Carmel… 

Vous pouvez croiser Sœur Marie Bernadette du Saint Esprit, Sœur Jeanne Marie de Jésus,  sœur Marie-Laurence de Dieu ou encore Sœur Joëlle de Notre Dame. Les autres vivent exclusivement pour la prière.

Les sœurs au CarmelElles sont 17 sœurs dont deux postulantes. Elles portent souvent notre paroisse dans leurs prières, nous pouvons prier pour leur vocation ! Certains paroissiens habitués ne manquent pas la messe du matin. D’autres viennent le dimanche… Une sœur nous confie : « Le carmel signifie beaucoup pour bien des personnes. C’est souvent qu’on fait un brin de conversation. Elles nous disent « qu’est ce qu’on est bien ici ! Le lieu porte bien son nom ! C’est sur que c’est un lieu imprégné de prière depuis plus de 800 ans ! »

Les 500 ans de la naissance de Thérèse d’Avila... Le monastère est devenu un Carmel depuis 1932. Après quelques années d’errements dues à l’expulsion des Chartreux, le lieu avait retrouvé tout son sens : que ressuscite la vie monastique, simplement, laborieusement, fraternellement, essentiellement tournée vers la prière !
Le Carmel suit la règle de Ste Thérèse d’Avila (1515-1582), réformatrice de l’Ordre du Carmel, dont la Règle remonte au 13ème siècle. On vient de célébrer le 500ème anniversaire de la naissance. A cette occasion, les sœurs ont eu la joie de recevoir ses reliques pour quelques heures, grand moment de prière.

Voici quelques citations de cette sainte : « tout Seigneur qu’il est, je puis le traiter en Ami ; Dieu parle au cœur quand c’est le cœur qui Le prie ; tout ce qui vous incitera à aimer davantage, faites le »

Le Reposoir-Carmel.jpgPourquoi pas un passage à la boutique ?

Elle est pleine de surprises : des chapelets, pochettes brodées, des bavoirs et des napperons conçus par les religieuses elles-mêmes, des cartes, des chaines et médailles et surtout des livres… « Nous avons un éventail de livres pour les enfants… Le pape Benoit XVI encourageait les monastères à tenir des librairies religieuses ». Il sait bien que ce sont des lieux propices à la recherche de sens et à la croissance dans la foi. Un livre religieux, c’est aussi un cadeau différent à offrir.

Ne manquez pas non plus le montage audiovisuel qui dure une vingtaine de minutes si vous vous promenez un après midi : vous apprendrez beaucoup sur la vie religieuse !            

La famille comme priorité.

Louis et Marie-Pierre Pernat habitent au Reposoir. Ils font partie intégrante de leur village mais aussi de leur communauté d’Eglise.

Le reposoir 4Rencontre. 

Une grande famille…
« Nous avons cinq enfants, on fait remonter la moyenne, assurément » commence Louis.  « Ce qui étonne le plus, c’est que nous ne soyons pas une famille recomposée. Quand ils étaient petits, Il n’était pas rare qu’on dise à l’un d’eux : -Vous êtes cinq enfants du même père et de la même mère !- c’était drôle ».  Et Marie-Pierre de renchérir : En tout cas, nous sommes un couple comme les autres, nous avons nos caractères, nos soucis, nous vivons des joies et des peines, simplement, nous arrivons à dépasser les épreuves, tout en sachant bien que la vie n’est pas un long fleuve tranquille… » 

Pour eux la famille…
« C’est vraiment la cellule de base de la société. C’est là que tout se joue, aujourd’hui on peut reprocher bien des choses à l’école ou aux éducateurs, ce serait nier que le cœur du problème, c’est le délitement de la cellule familiale. Bien sur, ce n’est pas simple d’être parent aujourd’hui, c’est surement plus difficile qu’autrefois où les choses allaient de soi. Mais justement, nous faisons de notre famille une priorité, même si nous sommes tous les deux très occupés par ailleurs. Etre parents, cela demande de l’écoute, de l’attention, et puis c’est différent d’un enfant à l’autre, ce qui est vrai avec un ne fonctionne pas avec les autres, nous n’avons pas de recette et heureusement parce que chacun est unique ! 

Vous avez transmis votre foi…
Louis répond d’emblée : « j’ai pu être volontariste au début, mais j’ai vite compris qu’il faut que chacun s’approprie sa foi ». Marie-Pierre ajoute : « On ne peut pas faire la rencontre à leur place ».
Maintenant tous deux conviennent que c’est à la grâce de Dieu. Chacun suit son chemin et ça ne leur appartient plus. Mais ils ne sont pas inquiets, au contraire ! Ils reconnaissent que c’est la vie et s’abandonnent avec confiance à ce qui doit advenir. « des choses vont se révéler, se révèlent déjà dans ce qu’ils nous disent parfois ». 

Leur foi à eux…
Nous avons évolué. Quand les enfants étaient petits, nous participions à des festivals des familles, les trois grands ont davantage baigné dans cette ambiance. Puis ils ont grandi, il n’était plus possible de contenter tout le monde et nous avons accueilli ces changements. Chacun nourrit sa foi selon ce qu’il est. Pour Louis, c’est la prière personnelle, la participation aux sacrements, mais aussi son  groupe de lecture d’évangile «C’est un échange qui nous éclaire ! » ; Pour Marie-Pierre, c’est aussi la prière et sa participation à la chorale : « c’est un lieu vivant, qui rassemble pas mal. Elle a une dynamique exceptionnelle et rassemble tous les âges ».

Comment ils voient l’Eglise…
Louis se dit très romain : « Tous les papes me plaisent. Je suis docile au pasteur, confiant. Depuis que je suis « converti », j’ai rencontré le Christ et en même temps notre mère l’Eglise.  Je ne pourrais pas dire que j’aime l’un sans l’autre. Nous sommes de la génération Jean Paul II, mais nous adhérons à tout sans trouver à redire. Chaque pape a son charisme, chacun son style ! »

La communauté.
Elle assure l’animation d’une messe par mois. Les fidèles sont contents de se retrouver. Certains comme ailleurs ont cessé de pratiquer vu l’espacement des messes mais il reste un bon noyau. « Il est important que nous célébrions des baptêmes, des premières communions chez nous, même si certaines années il y a peu d’enfants, cela compte pour être signe dans notre communauté ». Et puis au Reposoir, il y a le Carmel. « Nous savons bien que c’est une chance, avoir la messe tous les jours, tout près ! Du coup, c’est presque un frein pour nous amener à descendre dans la paroisse ou nous regrouper davantage avec ce qui se vit ailleurs… des personnes fréquentent énormément le Carmel, vu la richesse de ce qui s’y vit ».

Marie-Pierre est élue…
C’est vrai, je suis maire du village. Mais ce n’est pas parce que je suis élue que j’ai renoncé à mes engagements. Les gens me connaissaient ainsi, ils savent que je vais à la messe, d’ailleurs, je suis encore déléguée du Conseil Paroissial. C’est même plutôt drôle d’avoir les deux casquettes, quand je célèbre un mariage à la mairie et que j’enlève mon écharpe pour traverser la route et chante avec la chorale pour le même couple quelques minutes plus tard...  ça a même un petit côté sympa !

Louis est chef d’entreprise…
Je suis passionné par la doctrine sociale de l’Eglise ; Je l’ai un peu travaillée à travers des textes du Magistère mais aussi sa mise en œuvre par des penseurs catholiques qui développent ses idées. L’Eglise a toujours eu le souci du pauvre, j’adhère à cela  et j’ose espérer que cela transpire dans ma manière d’être patron. L’âge de la retraite approchant, j’espère pouvoir transmettre mon entreprise aux salariés. Ce n’est pas dit que ça se fasse, mais nous y réfléchissons sérieusement. Tout cela est inspiré par Gilbert Chesterton. Celui-ci, a écrit sur l’échec du socialisme collectif et du capitalisme sauvage, pour proposer une troisième voie : un distributisme où tous sont propriétaires d’un peu.

Propos recueillis par Chantal et Colette.

Date de dernière mise à jour : 01/10/2018