Magland

Eglise St Maurice

La communauté de Magland se situe en amont de Cluses, sur la droite de l'Arve en direction de Sallanches. Son église de grande taille permet d'accueillir un nombre important de paroissiens. L'autel et le choeur sont impressionnants, les piliers et le plafond en trompe l'oeil donnent un style particulier à cette église. La messe dominicale y est célébrée certains dimanches (voir le planning de "horaires de messe"). 
La communauté fête la St Maurice le dimanche le plus proche du 22 septembre 
La chorale y est dirigée par Philippe Thevenet. (voir la rubrique "les chorales").

 

Le saint patronSt Maurice Chorale 1

Groupe communion 2La célébration de la première communion 
Geneviève nous présente son groupe de communiants. En lien avec la paroisse elle a préparé ses jeunes à ce beau sacrement.

"une belle occasion de fête dans notre communauté" ; maglanchards et maglanchardes se sont réjouis de ces enfants qui ont mieux connu Jésus cette année. Et puis ce fut l'occasion de belles fêtes en famille. Long chemin de foi à tous ces enfants !

 

Visite des chapelles de Magland

sallanches-1.jpgUn livre est sorti sur les chapelles de Magland. On peut se le procurer en mairie.
Extrait du dauphiné libéré du 5 octobre : "les maglanchards l'ont découvert lors des journées du patrimoine (...) le livre "Patrimoine religieux de Magland". Il référence 12 chapelles des villages de Magland et l'église du chef lieu" Ce livre commandé par la mairie, a été réalisé par l'éditeur installé au village, Neva editions. (...) Les chapelles de Magland sont nombreuses parce qu'à l'époque de leur construction, les maglanchards ne descendaient pas tous les jours au village pour prier (...) On peut trouver notamment la vierge noire de Chamonix Mottet ou le splendide retable bleu d'Oëx". Une prochaine piste à explorer pour les promeneurs curieux ! 

 
Nous pouvons aussi mêler balade en montagne et visite d'une chapelle, si le temps le permet ...
Nous vous proposons plusieurs balades à Magland, pour découvrir les différentes chapelles et oratoires au dessus de Grévin.

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1ère balade : Notre dame des chalets, au pied de la pointe d’Areu
En montant en voiture jusqu’au parking de Montferront, vous montez à pied sur une route pratiquable en 4X4, ou sur les sentiers qui la traversent, vous arrivez sur un plateau magnifique, où quelques chalets entourent l’oratoire de Montferront. Cet oratoire date des années 60. On y célébrait la messe en été.
à l’intérieur une jolie vierge de la Salette, agrémentée de quelques fleurs vous permettra d'adresser vos intercessions en pleine nature
Vous pouvez continuer la balade, au bout du plateau, une vue magnifique sur Sallanches, Ne manquez pas cette occasion de balade en famille en faisant attention toutefois à la sécurité des enfants ! (notamment au bout du rocher, il y a un précipice : il faut se tenir à l’écart !)
Autre alternative : vous montez au dessus de l’oratoire et trouvez deux propositions :
 
Sur votre droite, Les Praz, (1H15) les Lanches, (une demi heure) la Vuarde (Une heure)
Sur votre gauche le creux de Vamy, tout près, qui fait partie du GR96, les Célières
Mais aussi Chérente, à 2H20 pour continuer le GR96 ou le refuge de Doran à 1H50
 
hameau.jpgcheron.jpg2ème balade : en voiture ou à pied - Découvrez les chapelles de ce versant. 
La chapelle des Ranziers, nichée au milieu des hautes herbes. Elle se donne des allures de barroque et nous imaginons l’importance qu’elle a du avoir au siècle dernier.
Puis celle de Chéron se trouve au milieu des maisons du hameau. Les abords sont bien entretenus et permettront une pause revigorante.

En redescendant sur le chef lieu, vous trouverez à votre droite un petit chemin qui mène à Saxel, nouveau hameau typique et charmant, qui abrite un superbe oratoire et des statuettes en bois datant d’avant la révolution.

dscf7293.jpgUn bassin se trouve en avant, et vous permettra de vous rafraichir;
Ne manquez pas ces merveilles de nos villages
 
Bonnes balades durant l’été !
Colette B et Chantal
 
3ème balade du côté de Luth - En se garant près du restaurant "chez Arlette"
Une première chapelle vous attend au début du parcours : Vous êtes à la chapelle d'Oëx, avec son très bel oratoire rénové.
Si vous montez le long du ruisseau, vous tomberez sur la chapelle de Luth, rénovée elle aussi par les villageois qui se sont investis avec tout leur coeur pour que subsiste leur patrimoine. Le paysage est superbe, vous ne regretterez pas votre marche.
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Ordination diaconale

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je suis la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta Parole” (Luc 1,38) : C’est la Parole qui nous a été remise à notre sortie, lors de l’ordination diaconale de Vincent Fontaine, ce dimanche 18 novembre à l’église St Joseph d’Annemasse. Et sur la petite carte, la photo de la petite vierge de Tamié, les mains ouvertes, tout simplement... Elle reflète à merveille l’abandon et la joie de Vincent. Oui, assurément, cela correspondait bien à Vincent, à sa simplicité, à sa foi offerte !
N
ous avons vécu un beau moment d’Eglise grâce à ce sacrement. Dieu le Père nous a donné un diacre ! De nombreux paroissiens de son lieu de vie étaient là, pour accompagner ce passage. Mais il y avait aussi des prêtres, des diacres, des personnes du diocèse tout entier, autour du Père évêque. Tout cela reflétait un évènement qui dépassait largement la communauté dont Vincent fait partie.
Il y avait aussi ses amis d’enfance, sa famille de Magland. (notre photo de JL Jacquemard) Il faut dire que Vincent est né à Magland. Il a baigné dans une famille très croyante auprès de ses parents, si investis dans leur paroisse, à l’époque. Ses amis, son cousin, se souviennent les années d’école, la chorale, les week-end d’aumônerie à Nancy sur Cluses avec l’abbé Charpin. “et on montait à pied à l’époque !” confie Philippe. Aujourd’hui, ils étaient heureux d’être présents pour cette ordination en signe d’amitié et de communion. “Déjà Vincent à l’époque était investi dans l’animation à la chorale, à l’aumônerie”...
Alors comment ne pas rendre grâce devant la réponse à l’appel ? Et plus particulièrement, pour notre paroisse st Bruno, comment ne pas faire le lien avec la confirmation qui a eu lieu le matin même à Cluses ? 27 jeunes, qui eux aussi ont répondu à l’appel du Père ? Ils se sont présentés devant l’évêque, chacun appelé par son prénom, ce qui n’est pas sans nous rappeler notre propre baptême. Et quand nous participons à l’eucharistie, même si nous le faisons naturellement sans même y penser, nous répondons à l’appel du Seigneur.
Ainsi, avec Vincent, nous rendons grâce : L’Esprit ne cesse jamais de souffler et actualise notre oui à nous tous à travers les sacrements que d’autres nous font vivre. Joie d’avoir accompagné cet évènement ; joie d’en avoir été témoins ! Au moment où nous entrons dans le temps de l’avent, tout cela est porteur d’espérance et nous invite aujourd’hui à attendre avec confiance la venue du Seigneur. Marie en son temps s’est faite servante, son oui a permis la venue de Jésus, le oui des témoins d’aujourd’hui vient nous rapprocher nous aussi du royaume et nous propose le même abandon confiant dans la certitude que l’Esprit saint est à l’oeuvre dans notre vie. Longue mission à Vincent avec une pensée pour Sylvie et sa famille, qui portent le projet depuis longtemps avec lui.
CG

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Quelle mission ?
Avec délicatesse, notre évêque Mgr Boivineau a dit à Vincent : “votre mission, vous la découvrirez en la vivant chaque jour” Mais avant tout, il lui a demandé de se reposer après toute cette préparation... Se mettre à l’écoute de soi-même avant toute chose, parce que c’est là que se trouve l’ancrage d’une mission de diacre. Et puis être diacre pour sa famille en priorité ! “Veiller à bien discerner les choix pour ne pas porter préjudice à votre famille” Parce que c’est là que s’est portée son élection première. Il y a aussi dans sa lettre de mission l’attention aux plus démunis. De même, "ayez le souci de créer des liens de fraternité" Et quand il l’appellera pour exercer ses charismes dans le diocèse, qu’il sache qu’il pourra discerner lui-même et qu’il pourra refuser... Ces paroles ont montré la grande liberté et la grande confiance qui lui sont laissés, parce que la charge de diacre n’est pas là pour faire des taches à longueur de journée, elle est là pour une écoute et une présence avant tout. La présence de Dieu parmi les hommes. 

Pour finir, voici quelques extraits d’un article paru dans “Eglise d’Annecy” (novembre 2012), où Vincent retrace son cheminement. Une pensée pour Bertrand qui a reçu le même sacrement une semaine plus tôt pour sa paroisse !

- naissance d’un appel...C’est à Pentecôte 2009 que mon curé m’a adressé l’appel au diaconat. « Il ne fallait pas attendre la retraite pour lancer l’appel » écrivait-il, et le cap qui m’était donné était le livre de l’Exode m’invitant à répondre « me voici », comme Moïse dans le désert. Cet appel, c’est aussi plusieurs appels directs de paroissiens, qui m’ont amené à dire un « oui » dans l’abandon à l’action de l’Esprit Saint.
- comment avez vous vécu tout ce temps avant l’ordination ? S’il y a eu des temps de questionnements, je m’aperçois, à la relecture, que tout s’est fait assez naturellement. La conviction que je devais vivre ce temps avant tout dans la confiance était essentielle. Confiance à l’appel de l’Église, confiance au Christ, aux personnes que je rencontrais.
- le temps de l’annonce à la communauté est important ? Pour ma part, il a eu lieu fin juin 2012. Le temps de l’annonce succède à un long temps de cheminement « en secret ». Le temps préalable à l’annonce est important pour l’exercice de sa liberté. Le temps de l’annonce projette vite dans le temps et il faut résister aux projections, aux choses à faire. Le temps de l’annonce est un temps joyeux, où les liens se renforcent encore dans la communauté.
- et au travail ? Ce fut un moment fort pour moi car, malgré de nombreuses années passées avec mes collègues, nous n’avions que très peu abordé les questions d’engagement dans l’Église. Mon cheminement a été accueilli avec joie, sans trop d’étonnement. L’accueil des élus informés m’a touché, dans le respect de cette dimension de laïcité que j’ai à vivre dans mon milieu professionnel.
- quel est le rôle de votre épouse ? Il est fondamental. Il est clair que si c’est le « cheminant » qui est ordonné, le choix se fait à deux. Mon épouse m’aide à me situer et à éclaircir certains points ou positionnements dans le cheminement. Elle m’apprend beaucoup de la position du serviteur. Le rôle de l’épouse permet de prendre aussi du recul dans certaines situations, sans oublier mes trois garçons qui ont aussi toute leur place.
- comment voyez vous votre ministère dans la communauté, avec les prêtres et dans le service où vous serez envoyé ? Le diacre vivant en plein monde porte la dimension du Christ serviteur. Les contacts, les liens qu’il crée ou qu’il porte sont essentiels pour la vie de l’Église. Le diacre n'est pas un spécialiste du service et beaucoup de chrétiens sont admirablement engagés. Si le diacre est impliqué dans le service, il est témoin de la sollicitude infinie du Christ. Par la dimension du service, il amène à la figure du Christ sauveur qui prépare pour chacun une place dans le Royaume.

 Article paru dans la revue officielle "Église d'Annecy" - novembre 2012

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Portrait d'une paroissienne, Marcelle.

Le dévouement de Marcelle
Marcelle

Par ce beau matin, nous voici en visite chez Marcelle, figure incontournable de la communauté de Magland. Tout en nous parlant d’elle-même, elle nous permet de mieux connaître cette communauté qui longe l’Arve et qui renferme des spécificités bien à elle.

Du moulin au décolletage

La maison où Marcelle est née était le moulin. Elle se souvient que les agriculteurs de Cluses apportaient leurs sacs de grains à moudre et que le grand-père livrait la farine une semaine plus tard avec son cheval. « Le moulin s’est tu en 1955 mais je me souviens bien de cette époque-là ». Et puis la famille de Marcelle s’est engagée comme bien d’autres dans le décolletage. « Nous avons encore continué quelques années après la mort du papa, mais en 1968, à 33 ans, j’ai pu mettre à profit mes deux ans d’études de commerce et être recrutée par l’usine Jean Dayot en tant que secrétaire commerciale. Un poste à responsabilités très épanouissant où j’avais à la fois des contacts avec les ateliers et la clientèle, ce furent de belles années professionnelles ».

L’amour du village

Marcelle a presque toujours vécu ici hormis quelques années de   jeunesse « La commune a certainement doublé sa population. Elle compte trois gares, trois ponts, une dizaine de chapelles et des oratoires… Elle a la particularité d’avoir 52 hameaux et environ 52 kilomètres de routes ! Au début elle pourrait paraître une commune peu attrayante où le soleil arrive bien tard dans le chef lieu pour repartir de bonne heure… pourtant, j’ai souvent remarqué que ceux qui s’y installent, notamment les instituteurs, s’attachent à ces lieux et y restent. On s’y trouve bien ! »

Les engagements d’Eglise

« C’est bien simple », nous confie-t-elle : « je suis en chantier depuis ma communion solennelle. J’avais 13 ans, on était en 1948, le dimanche suivant, j’étais dans les bancs de la chorale ». La famille de Marcelle était très croyante. Les hommes pratiquaient peu mais la maman a fait un vrai beau témoignage de foi. « Par maman, j’ai connu l’ACGF. Un jour on m’a confié les clés de l’église, je m’en sens un peu responsable. Notre grand-mère également était très généreuse, je l’ai vue bien souvent donner des œufs et de la farine pendant la guerre ». 
Marcelle se souvient de l’abbé Berthet qui est resté des années à Magland :  « Il motivait la jeunesse, avec l’action catholique et plus tard la JAC avec Auguste » ; Au fil de ses engagements, Marcelle s’est investie dans la chorale, l’équipe liturgique mais encore les funérailles, le linge, tous ces services qui se perpétuent avec respect et délicatesse. « Il est difficile de trouver des personnes pour nous remplacer, forcément, les personnes ont charge de famille, elles n’ont pas ma disponibilité »

Laïque consacrée

Marcelle prie spontanément  le Christ. Quant à parler de sa foi, elle confie : « Je n’ai pas connu le doute. J’ai toujours nourri ma foi. J’ai fait des retraites à la Flatière que j’affectionne, mais aussi auprès des sœurs dominicaines de Notre Dame de Clarté, situées à Challes-les-eaux en Savoie et à Salerne dans le Var. J’y fais des séjours réguliers en tant que laïque consacrée. Je passe deux semaines avec elles, une semaine de partage et services, une semaine de retraite en silence avec un accompagnement spirituel ».

Espérance !

Quand on lui demande comment elle voit l’Eglise, Marcelle voit bien que les difficultés existent, notamment pour les personnes qui ont du mal à se déplacer dans les autres communautés. Et pourtant… elle a cette pensée pleine de sagesse : « l’Eglise, il y a 21 siècles qu’elle tient. Je ne suis pas en souci. Mais c’est sûr qu’il ne faut pas regarder sous son clocher. Si nous nous déplaçons un peu, nous trouvons des églises pleines, alors on se dit peut-être que le regroupement réussit ! Je ne suis pas trop inquiète, c’est peut-être un autre visage mais l’Eglise est vivante ».

Un message ?

Sans hésiter elle réplique : « L’engagement vaut le coup. Je crois que ça vaut la peine qu’on se lance. Je ne sais pas ce qu’aurait été ma vie sans l’engagement en Eglise ». Je repense à cette parole de Saint Paul « Certes je n’ai pas encore obtenu cela, je n’ai pas encore atteint la perfection, mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir, puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus » (Phi 3,12)

Les deux sœurs.
Les deux soeurs

Marcelle vit avec sa sœur Simone. Elle a travaillé en tant qu’aide- soignante à l’hôpital de Sallanches alors forcément, elle est restée proche des malades : «J’apprécie de leur porter la communion à la maison de retraite lors de l’eucharistie du deuxième vendredi du mois. C’est une messe importante pour les résidents mais aussi pour leurs familles.» 

Propos recueillis par Chantal et Colette.

 

Date de dernière mise à jour : 08/11/2017