Scionzier

La communauté de Scionzier est trés vivante.  Eglise de Scionzier
Elle fonctionne en coopération avec celle de Marnaz, notamment pour la liturgie. La Chorale est dirigée par Bernard Paris. (voir la rubrique "les chorales
"). Son église, trés belle, a été restaurée il y a quelques années, notamment la voute. 

Des messes y sont célébrées le samedi soir ou le dimanche matin (Voir le planning de "horaires de messe")

Le saint patron: PierreSt Pierre aux liens

Saint Pierre et saint Paul: On ne peut les séparer. Ils sont les deux piliers de l'Église et jamais la Tradition ne les a fêtés l'un sans l'autre. L'Église romaine, c'est l'Église de Pierre et de Paul, l'Église des témoins directs qui ont partagé la vie du Seigneur. Pierre était galiléen, reconnu par son accent, pêcheur installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade. Paul était un juif de la diaspora, de Tarse en Asie Mineure, mais pharisien et, ce qui est le plus original, citoyen romain. Tous deux verront leur vie bouleversée par l'irruption d'un homme qui leur dit: "Suis-moi. Tu t'appelleras Pierre." ou "Saul, pourquoi me persécutes-tu? Simon devenu Pierre laisse ses filets et sa femme pour suivre le rabbi. Saul, devenu Paul se met à la disposition des apôtres.

Pierre reçoit de l'Esprit-Saint la révélation du mystère caché depuis la fondation du monde: "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant." Paul, ravi jusqu'au ciel, entend des paroles qu'il n'est pas possible de redire avec des paroles humaines. Pierre renie quand son maître est arrêté, mais il revient: "Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime." Paul, persécuteur des premiers chrétiens, se donne au Christ: "Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi." Pierre reçoit la charge de paître le troupeau de l'Église: "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église." Paul devient l'apôtre des païens. Pour le Christ, Pierre mourra crucifié et Paul décapité.

Solennité des saints apôtres Pierre et Paul. Simon, fils de Yonas et frère d’André, fut le premier parmi les disciples de Jésus à confesser le Christ, Fils du Dieu vivant, et Jésus lui donna le nom de Pierre. Paul, Apôtre des nations, annonça aux Juifs et aux Grecs le Christ crucifié. Tous deux annoncèrent l’Évangile du Christ avec foi et amour et subirent le martyre sous l’empereur Néron: Le premier, Pierre, comme le rapporte la tradition, fut crucifié la tête en bas et inhumé au Vatican, près de la voie Triomphale, en 64. Le second, Paul, eut la tête tranchée et fut enseveli sur la voie d’Ostie, en 67. Le monde entier célèbre en ce jour le triomphe de l’un et de l’autre avec un honneur égal et une même vénération.

Une petite équipe dévouée

Scionzier 1Cet après midi, j’ai rendez-vous avec cinq dames de la communauté de Scionzier. 

Elles se sont réparti les tâches pour la liturgie et nous expliquent leurs joies et leurs limites au service de l’Eglise. Suzy tient quelques heures de permanence au centre paroissial, mais elle est également disponible pour retrouver ses amies à la salle Saint Louis. Bien vite, les souvenirs remontent « Nous étions très nombreux et en quelques années, beaucoup sont partis. Ceux qui sont morts, bien sûr - Comment ne pas évoquer Lucien et Micheline Anthoine qui ont tant donné ?- mais il y a aussi ceux qui prennent un repos bien mérité : Ginette, qui a eu 86 ans en janvier, s’est désengagée des équipes quand c’était le bon moment. Marie- Cécile renchérit avec sagesse : « Une de mes tantes disait toujours qu’à partir de 85 ans on ne compte plus en années mais en trimestres». Une belle façon de dire que le rythme se ralentit et qu’il faut voir les choses du bon côté quand on vieillit. Suzy, quant à elle, a arrêté les équipes funérailles mais elle croise encore des personnes connues dans ces circonstances difficiles : «Je revois souvent une dame qui a perdu son fils. Quand on s’embrasse, assurément il est au milieu de nous, » confie t-elle avec émotion. 

Une église ouverte !

Ces dames sont joyeuses, parce qu’elles remarquent les petits services qui font vivre leur communauté. « Nous avons la joie d’avoir trouvé monsieur Pépin pour ouvrir l’église. Nous sommes allées le solliciter et il a accepté pour quelques mois. Maintenant il le fait depuis des années ! L’église de Scionzier est toujours ouverte, de 9h30 à 17h, quelle grâce !»

Une présence fragile

Marie-Thérèse et Michelle disent qu’elles n’ont pas de mal à rassembler plus de monde pour un évènement particulier : « Il y a des personnes pour le denier du culte ou encore pour balayer l’église ». Pour le reste, elles sont peu nombreuses mais motivées pour l’animation liturgique. L’une tape le texte au propre, l’autre prépare avant la rencontre, et surtout le jour de la messe, elles sont là une demi-heure avant pour l’accueil. « Nous allons aussi en avance à la messe à Marnaz, de sorte que, s’il y a besoin de nous, nous sommes là » 

Les petits services du quotidien.

Même si peu de choses sont visibles de l’extérieur dans la communauté, leurs journées sont bien remplies ! « La retraite, c’est pas ce qu’on croit ! » confie Marie Thérèse. « La plupart d’entre nous veulent être disponibles à leurs enfants et petits-enfants. Pour des trajets, pour les inviter à manger tous ensemble ». Chacune accorde également une grande attention aux visites de proximité. Visiter un voisin malade c’est très important. « Alors à la fin de la journée on n’a pas tout fait, forcément ! Mais ce qu’on n’a pas fait aujourd’hui, on le fera demain !» Le rythme n’est plus le même mais on sent qu’elles prennent leur temps pour de vraies rencontres.

De Scionzier à Marnaz-Vougy

Depuis longtemps des liens importants existent. Par exemple, tous se sont rassemblés pour la chorale et c’est Bernard Paris qui dirige. Marie-Cécile  participe.  Il y a aussi les visites et la messe aux Corbattes, la maison de retraite de Marnaz. « La messe là-bas est une belle proximité du Père Yvon avec les personnes en situation de fragilité ». Marie-Cécile explique encore qu’elle a pu prendre du recul par rapport à son investissement aux préparations de baptêmes parce qu’elle a trouvé deux personnes de Marnaz pour la remplacer : « Je ne voulais me retirer sans trouver quelqu’un, alors ç’a été long, j’ai mis plusieurs mois ! C’était « non » une fois, puis « non » encore, un jour elles m’ont dit « peut-être » et depuis octobre ces deux personnes ont commencé. C’est bien. Les gens ont envie de voir de nouveaux visages c’est normal. Ce sera plus sympathique pour tous ». Disponibilité, sagesse, paix, humour,  ce sont des mots qui reviennent quand on pense à ces dames-là ! 

 Scionzier 2Ces derniers mois, des visites peu ordinaires ont eu lieu dans l’église : le Père Raymond a retrouvé dans les greniers du presbytère un tableau représentant St Thomas d’Aquin. Ce tableau était déjà classé aux monuments historiques depuis 1922. Il a fallu faire venir des personnes du diocèse, deux personnes des Beaux Arts, c’est Suzy qui s’est chargée de faire le lien. « Ils ont emporté et restauré le tableau dans des services spécialisés. C’est la mairie de Scionzier qui s’est chargée du financement grâce à Noëlle Hyvert qui a pris les choses très à cœur ». Et puis le tableau est revenu, il est maintenant installé au-dessus du balcon, vous pouvez le voir quand vous remontez l’allée centrale, en sortant. C’est un tableau qui avait été commandé par le Comte de la Rochette, propriétaire du château de la croix. Une commande qui remonte au 16ème /17ème siècle. Même si l’auteur en reste inconnu, il est d’une belle qualité et on peut voir les armoiries de la famille sur les côtés. Une curiosité qui vous fera lever le regard lors d’une prochaine célébration à Scionzier ! Et n’hésitez pas à en parler à Michelle ou Marie-Thérèse : elles se sont documentées sur le personnage !

 
   

 

Date de dernière mise à jour : 08/11/2017