Des laïcs mandatés par l’évêque 

L’Équipe d’Animation Pastorale.
Envoyée par l’évêque, elle est aux côtés du curé dans sa charge pastorale, et sous sa responsabilité. Elle se réunit régulièrement.
Elle porte le souci de la vitalité des communautés locales, de leur animation, de l’unité et de la communication afin de permettre à la communauté paroissiale de remplir sa mission « Annoncer, Célébrer, Servir ».  A l’écoute de ce qui se vit dans les différentes communautés, elle contribue, malgré la diversité et la distance, à aider l'Eglise à être proche de toutes et de tous.

Les membres actuels de l'équipe:

EAP
maurice-blanchet.jpg Marie helene rapin 1 Annie Jean francois
Maurice Blanchet Marie-Hélène Rapin  Annie Martin Jean-François Crespo

 

Une chargée de mission ecclésiale :

Claudine MERMET-PEROZ (Photo), missionnée pour la catéchèse auprès des enfants de la paroisse.            Claudine 1
Elle réside à Cluses. 


 

 

 

 

RENCONTRE AVEC LES MEMBRES DE L'EAP

Deux nouveaux membres rejoignent l'EAP (2017)

Deux nouvelles personnes, appelées par le Père Raymond, viennent de rejoindre l'équipe d'animation pastorale. L'EAP est composée du curé de la paroisse et de laïcs qui collaborent à l’exercice de la charge pastorale. Ses membres sont appelés pour trois ans, renouvelables une fois.

Annie MARTIN

Paroisse annie martin copieNée à Cluses et vivant dans la maison familiale, Annie Martin est mariée, elle a 3 enfants et 5 petits-enfants. A la retraite depuis deux ans, elle a travaillé au sein d'une entreprise familiale à Scionzier où elle a occupé différents postes. "C'est au catéchisme et au patronage que j'ai découvert Jésus. Ce qui a été semé dans ces jeunes années, la joie et le rayonnement des prêtres qui nous accompagnaient, me porte encore".

Mariée et mère de famille, Annie dit que sa foi a été un temps "mise en sourdine", mais accompagner ses enfants au catéchisme lui a permis de "retrouver le chemin de l'Eglise et de la paroisse". Elle a d'abord participé aux rencontres bibliques animées par le Père Yvon, qui lui ont donné le goût de travailler les textes. "Et quand on lit la Parole, ça ne reste pas anodin. Comme disait le Père Yvon "c'est bien de venir à la source, mais après, il faut partager, annoncer", alors j'ai accompagné deux adultes vers le baptême".

Début 2015, Annie a rejoint l'équipe baptême, "suite aux appels qui avaient été lancés": elle accueille les jeunes parents qui viennent au Centre Paroissial pour demander le baptême pour leur enfant et prend part aux rencontres mensuelles de préparation du samedi matin. "Il ne faut pas craindre de dire oui, car s'engager, c'est à la fois faire grandir sa foi et beaucoup recevoir. Cela permet de comprendre la gratuité du don de Dieu à notre égard". 
"J'ai dit oui, même si ça va beaucoup me bousculer !" 
Lorsque le Père Raymond a demandé à Annie de rejoindre l'EAP, elle s'est interrogée: "Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? Quelle va être ma place ? Qu'est-ce que je vais pouvoir apporter ? Est-ce que ça ne vient pas trop tôt dans mon parcours ? Mais est-ce qu'il y a un 'trop tôt' et, si l'on repousse, est-ce qu'on ne risque pas d'arriver à un 'trop tard' ?".  "Venez et voyez", "viens, suis-moi" sont des petites phrases qui trottent dans la tête et le cœur d'Annie : "il y a une équipe, il y a l'Esprit Saint, il y a les prêtres et une communauté dont les membres sont vecteurs de ressources ! Alors j'ai dit oui, même si cela va beaucoup me bousculer. On ne peut pas rester sourd aux appels. Je ne sais pas où ça va m'emmener, mais je me lance avec joie et dans l'humilité."

Fidèle à l'écoute de la Parole, Annie fait toujours partie du groupe qui se retrouve une fois par mois pour échanger sur un texte d'Evangile ou sur un événement d'actualité : "c'est devenu un besoin, c'est la colonne vertébrale du baptisé : regarder l'Autre à la manière du Christ et s'interroger, qu'est-ce que je fais de ce que j'entends ?"

Jean-François CRESPO

EAP-Jean-François CrespoLa voix de Jean-François Crespo trahit ses origines : les 37 ans qu'il a passés à Cluses ne sont pas venus à bout de l'accent de Béziers, où il a vécu toute sa jeunesse ! Agent des douanes à la brigade de surveillance intérieure de Cluses, Jean-François est marié et père de deux enfants.

Il se qualifie de "recommençant" : enfant, il a reçu une éducation chrétienne mais s'est éloigné de l'Eglise vers l'adolescence. Sa quête personnelle d'une spiritualité le mène alors vers d'autres philosophies issues d'Extrême-Orient. 

"Se laisser faire par l'Esprit, là où on est planté" 
La naissance de son premier enfant et le décès quasi concomitant d'un oncle dont il est très proche le bousculent : chez ses parents dans le Midi, il trouve une petite croix et la met dans sa poche, geste simple qui marque le commencement d'un nouveau chemin de foi. "Je suis revenu au Christ et à une meilleure compréhension du Christ ; si je voulais résumer, je  dirais : hors de l'amour du Christ, point de salut ! Mais je suis convaincu que tout être humain, qu'il se dise croyant ou non, a rendez-vous avec Lui et sera jugé sur l'amour. Jusqu'à l'ultime seconde, il pourra reconnaitre cet amour du Christ."

Longtemps "consommateur" comme il dit, il prend un premier engagement sur la paroisse de Chamonix en devenant l'un des accompagnateurs d'une collègue qui souhaite s'engager vers le baptême. A Cluses, désireux de s'engager dans la paroisse, il rejoint l'équipe d'accompagnateurs des catéchumènes et chemine avec 4 personnes au cours des 10 dernières années : "ce qui me nourrit c'est l'homme, l'humain, le contact direct avec lui. L'autre te fait progresser". Même s'il reconnaît une certaine raideur dans ses « convictions » comme le lui font gentiment remarquer certains proches. C'est ainsi qu'il est devenu "le parrain de substitution" d'un jeune homme souffrant d'une maladie invalidante, avec qui il est en contact quasi-quotidien.

"Il y a aussi un point qui me semble important : c'est de pousser là où on est planté ! Pour ma part, cela veut dire être présent sur la communauté de Cluses, mais cela ne m'empêche pas d'aller régulièrement au Carmel du Reposoir pour la messe ou un office". Enfin, il souligne qu'il aime "se laisser faire par le souffle de l'Esprit". Quoique "pas convaincu d'avoir l'étoffe de la mission", c'est dans cette double optique qu'il a accueilli l'appel du Père Raymond à rejoindre l'EAP : "se laisser faire par l'Esprit, là où on est". Mais comme souvent avec Jean-François, l'entretien se termine par une pirouette : "sans fausse modestie, ceci témoigne plutôt de l'ampleur de tout ce que je ne fais pas !"

Anne Lamour

Marie-Hélène RAPIN

Marie helene rapin 1Marie-Hélène est mariée et est maman de deux enfants. Elle est habite à Thyez et exerce le métier de secrétaire. « Je suis arrivée à Thyez en 1988 ». Avant elle habitait Chedde et elle estime qu’elle est tombée dans la marmite de l’Eglise quand elle était petite ! « Je garde un excellent souvenir de la catéchèse avec les sœurs. » 
Son parcours de foi s’assimile à un cheminement serein, dont elle parle avec une belle confiance tout en se laissant travailler par les événements de la vie. D’ailleurs, elle affectionne les formations, notamment un groupe d’écoute d’Annecy qu’elle fréquente depuis plusieurs années.

Appelée ! 
Marie-Hélène est déjà engagée dans plusieurs services d’Eglise : elle fait de l’écoute le premier vendredi du mois à l’église de Thyez de 14 à 16h : « Même s’il n’y a presque jamais personne, je reste fidèle à cet engagement. Je crois que c’est dans la fidélité et la durée que les choses finissent par porter du fruit. » Mais elle passe aussi du temps avec le groupe biblique du Père Yvon. « Au nom de mon engagement dans le groupe écoute et soutien, je rends visite à un monsieur à la maison de retraite de Marnaz depuis des années, j’essaie également d’aller voir des personnes malades. Je fais aussi partie du groupe « chrétiens en marche » dans la communauté de Thyez.  J’ai  également accompagné trois personnes en catéchuménat adulte ». 

Quand elle a reçu un coup de fil de Raymond, Marie-Hélène a  été très étonnée et a demandé un temps de réflexion.  « J’ai attendu des signes dans ma prière. Etait-ce le bon moment ? Je croyais m’engager plus tard quand je serais à la retraite… était-ce le bon appel ? Le signe est venu à la lecture des textes du jour que je lis dans « Prions en Eglise » Tous les jours il n’était question que de service, de serviteurs… J’ai dit oui, même si je sais que ce ne sera pas forcément tous les jours facile ! Et puis, il me revenait cette Parole de St Paul : « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile.» Parole que je relis de cette manière : « Que serait ma vie si je n’annonçais pas l’évangile ? » Alors aujourd’hui, quand je songe que c’est un engagement trop grand pour moi, je fais confiance à Jésus, je lui laisse la place et je crois qu’il agira. C’est quelque chose que je dis facilement quand je croise des laïcs : ne pas compter sur eux-mêmes, cela ne mène qu’à des histoires d’hommes. Se sentir appelés, c’est plutôt se demander si c’est l’esprit des hommes ou l’Esprit de Dieu qui parle en nous et le discernement vient de lui-même.  Le discernement est essentiel : invoquer l’Esprit Saint, lui rester attentif !

Maurice BLANCHET 

maurice-blanchet.jpgMaurice est marié, il a eu trois enfants et il a déjà 5 grands petits enfants. Il a travaillé toute sa vie dans le pneu. Un métier de commerce, empli de rencontres. Son épouse gardait des enfants. Maurice est retraité depuis 11 ans. Ses parents étaient très croyants. « Je vivais jusqu’en 58 au Reposoir. L’école était privée, le prêtre nous enseignait, j’ai poursuivi encore mes études à Annecy, en école privée. Adulte, j’ai adhéré au MRJC (Mouvement Rural des jeunesses chrétiennes). Je baigne dans le bain ecclésial depuis toujours ! »

Appelé ce n’est pas rien ! 
C’est une demande du Père Monet. J’en ai été perturbé et je n’ai pas répondu tout de suite. C’était une mission que je ne pensais pas pouvoir assurer. Ce n’était pas à mon niveau et pourtant j’ai dit oui. Parce que c’est normal de s’engager en tant que laïcs. J’ai fait confiance dans le choix du père Monet. C’est une mission à laquelle m’appellent mon baptême et ma foi, je ne pouvais pas refuser cet engagement au service du Christ.
Et puis je crois en la force de l’Esprit Saint, il est avec nous, il a besoin de nous. Alors en tout humilité et simplicité, j’ai dit oui pour servir mes frères.

Maurice aussi est déjà très engagé dans notre Eglise. Il a intégré les équipes funérailles, admirable service qui permet aux familles de traverser l’épreuve du deuil de l’un de leurs proches… « Quand je rencontre une famille lors d’une sépulture, je ne croyais pas non plus y arriver et pourtant je fais cela depuis plus de dix ans… J’ai suivi des formations bien sûr, ça aide énormément. Je participe également aux équipes liturgiques depuis des lustres, ça date de l’abbé Lepan (pour ceux qui l’ont connu !) Je continue d’assumer mes responsabilités, je m’occupe aussi du denier, sensibiliser les gens à donner pour l’Eglise, distribuer les enveloppes, j’ai un peu la réputation de faire les annonces pour demander de l’argent, mais il faut bien quelqu’un pour le faire ».

Maurice a fait aussi la FDL (formation des Laïcs) il y a quelques années. Cela lui a fait prendre conscience du besoin de changement de l’attitude des laïcs dans l’Eglise d’aujourd’hui : « Quand je compare le discours qu’on nous tenait dans le temps dans l’Eglise, je vois combien les choses ont évolué, la place des laïcs, tout ça… »

Chantal GAILLARD

 

Date de dernière mise à jour : 01/05/2019