Bienvenue sur le site de la Paroisse St Bruno en vallée d'Arve - Haute Savoie -

VISITE de notre EVEQUE

Tous aînés dans la foi 

Compte-rendu de la visite pastorale de Mgr Yves Boivineau : 20-21 mai 2008

Nous venons de vivre deux soirées importantes pour notre doyenné (paroisses Ste Marie en pays Rochois, L’Epiphanie entre Arve et Borne, Bienheureux Ponce en Haut Giffre, St Bruno en Vallée d’Arve) qui ont réuni plus de 300 personnes dans le cadre des visites pastorales avec notre évêque, Monseigneur Boivineau. Avant de donner les orientations diocésaines concernant la catéchèse entendue non comme le catéchisme mais comme la proposition de la foi, il a souhaité prendre la mesure de ce qui se vit dans le diocèse. Les Equipes d’Animation Pastorales de notre doyenné ont mis l’accent sur la catéchèse et sur la pastorale de la santé. Tout n’a pu être évoqué mais les grandes lignes qui s’en dégagent peuvent éclairer les façons de faire de toutes les équipes, mouvements et services. Elles peuvent aussi être une invitation à commencer ou à poursuivre cette réflexion.

 

1ere partie : La catéchèse à différents âges de la vie

La première rencontre (au centre St Bruno à Cluses) avait pour thème la catéchèse. Les exemples donnés par chacune des paroisses permettaient de montrer ce qui peut être fait selon les âges de la vie en regrettant que tous les âges de la vie n’aient pu être évoqués. Voici ce qui a été dit par l’assemblée et souligné par le P. Boivineau.

-         Partager les recherches, les innovations, les adaptations des uns et des autres redonne courage !

-         Rien de solide ne peut se faire sans accompagnement : que se soit celui des parents par des parrains ou marraines de catéchisme, celui des enfants sur le chemin de la prière, l’accueil des jeunes dans les groupes d’aînés…

-         La catéchèse concerne tout le monde même si tous ne sont pas directement engagés

-         Pour les sacrements, il ne s’agit pas tant de tout expliquer avant de les recevoir que d’aider à les vivre, à en faire l’expérience et à les intérioriser. Il s’agit de les « goûter » pour en avoir faim.

-         La place de la Parole de Dieu doit être de plus en plus grande dans toutes nos rencontres. Nous sommes appelés à découvrir une lecture priante de la Parole de Dieu.

-         Il y a une redécouverte de la liberté de croire dans de nombreuses générations éloignées de notre parcours historique.

-         Aujourd’hui, nous assistons souvent à un entraînement entre générations dans les deux sens.  Nous assistons souvent à un retournement de situation : L’éveil à la foi pour les plus jeunes peut provoquer le « réveil » de la foi pour les parents ! Mot fort qui donne envie de se retrouver  et se remettre en route. Nous avons besoin des jeunes et ils ont besoin de nous. Ils ne sont pas de « petits » chrétiens.

-         Nous avons à nous comporter en « frères aînés », c'est-à-dire d’abord en « frères » de ceux et celles que nous rencontrons, « aînés » parce que dans la foi nous pouvons avoir un pas d’avance sur le chemin. Etre celui qui accompagne et qui se laisse accompagner.

2ème partie : Pastorale de la santé.

 

A la salle paroissiale de Bonneville, les différents témoignages, les carrefours et l’intervention de notre évêque,  ont mis l’accent sur l’humilité des personnes engagées et l’amour qu’elles manifestent : voir le visage du Christ dans celui de toute personne qui souffre ! La pastorale de la santé est souvent appelée « ministère de la compassion » ou « sacrement de la rencontre ». Ces termes disent bien la richesse de ce qui se vit. Les membres de l’aumônerie vivent l’expérience des pèlerins d’Emmaüs : faire ensemble un bout de chemin en toute humilité et en vérité avec soi-même et avec l’autre. « Il faut aller là où se trouvent les personnes, ne rien leur imposer, prier, beaucoup, et ne pas avoir de projet  sur le malade ».

 

La formation est donc très importante : il ne s’agit pas seulement de générosité. En tout nous sommes appelés à acquérir de la compétence, qu’elle soit professionnelle, spirituelle, théologique : « Quand je parle au nom de l’Église je ne dis pas n’importe quoi ». Il faut dépasser ses peurs et se dire que l’on n’est jamais seul. Rendre ce service au nom de l’Église, c’est témoigner que toute une communauté nous accompagne, nous « contient ».

Il s’agit également de prendre en compte les différents liens de la personne : sa famille, ses amis, le personnel soignant… Dans cet entourage, nous pouvons rencontrer des personnes qui ne partagent pas notre foi et qui sont admirables de  dévouement. En tant que chrétiens nous n’avons pas le monopole du bien, mais nous sommes appelés à témoigner d’où vient la source : Jésus le Christ, venu nous sauver ! Non pas nous juger, mais bien nous sauver ! » 

 

La rencontre avec la personne souffrante ne peut être improvisée : Elle demande une préparation, par la prière et la méditation de la Parole de Dieu. « La Parole entendue purifie notre parole ». Elle m’ouvre à l’autre pour lui permettre d’exprimer ses inquiétudes humaines, spirituelles… Comment faire pour que la Parole résonne à partir de lui ? Pour reconnaître que Dieu a déjà semé ? Que l’Esprit Saint est passé avant moi ? La foi chrétienne saisit tout l’humain. Le Christ s’est fait Homme : Pas un endroit où il  ne soit pas présent même au pire de la nuit ! Cette reconnaissance ne peut se faire que par la « relecture » en équipe, de tout ce qui a été vécu.

 

C’est dans cette attitude fondamentale que l’Église peut sans peur proposer la foi, car aujourd’hui, là où l’homme souffre, elle est attendue. La maladie, la vieillesse, la solitude, font partie des ces étapes de la vie, où il y a une fracture, une faille, un temps d’appauvrissement, mais aussi un temps de grâce. « Le Seigneur agit dans votre faiblesse », comme le dit la prière du sacrement des malades.

La proposition de ce sacrement demande de s’ajuster aux différents désirs : celui des malades, celui des familles, afin qu’il soit un geste de vie par lequel le Christ rejoint l’homme en cet instant précis de sa vie. Faire en sorte que par le sacrement des malades et l’eucharistie, la personne qui souffre soit remise « au cœur de la communauté des vivants ».

 

Conclusion

La pastorale de la santé comme la catéchèse sont importants dans notre doyenné. Nous aurions pu porter notre regard sur d’autres réalités, d’autres services de la mission. En EAP du doyenné, nous continuerons cette réflexion afin de voir, là où nous sommes plantés, comment annoncer la bonne nouvelle de Dieu qui nous sauve ! Ne manquons pas d’audace : nous sommes tous  envoyés au titre de notre baptême !

 

Père Charles Bouvard         

Curé de la Paroisse St Bruno    

Commentaire (0)
Aucun commentaire
Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

champ de sécurité

 



Dernière mise à jour de cette rubrique le 01/08/2008